Nous sommes à 10 jours de Noël. Je suis, moi, à 4 jours de mon rendu de mémoire de psychologie et à moins d’un mois de mes exams.

Dans mon mémoire j’aborde la pathologie qu’est la mythomanie, trop souvent utilisée à mauvais escient. Vous me direz, ceci ne représente qu’une ébauche de ce qui pourrait être fait puisque nous devons nous tenir à 6 pages de développement en ce qui concerne notre sujet, donc pour les curieux, continuez, sinon arrêtez vous là.

J’ai échaffaudé mon plan en partant des origines et caractéristiques de cette maladie (à mon gout trop peu connue du grand public), qui peuvent être causé par des évènements relatif à l’enfance, ou simplement un évènement plus ou moins traumatisant dans la vie adulte qui mène à ces mensonges frénétiques qui la caractérise.

J’ai fait le lien entre la mythomanie et d’autres pathologies du types, névrose, psychose, perversion. La mythomanie étant alors un “composant” d’autres maladies et non une entité propre. En effet, le mythomane est peu souvent, seulement mythomane. Cependant, cette maladie n’est évidemment pas assimilable au simple menteur comme à plusieurs autres maladies liées à la fabulation.

Je me suis intéressée ensuite à son évolution, pour en fin de compte, comprendre que c’est une progression “plate”, mis à part que le mythomane peut, avec le temps, se replier sur lui même et, de par sa déconnexion de la réalité, entâcher sa relation avec son entourage.

J’évoque rapidement les moindres possibilités pour l’individu malade de se rendre compte de sa vie illusoire, car il est psychiquement et mentalement ancré dans sa fausse réalité. J’en viens au traitement, qui est d’ordre d’analyse psychiatrique, durant laquelle on cherche à retrouver les causes de sa maladie, et permettre la possibilité d’une guérison.

Je finis sur un “exemple célèbre”, Jean Claude Romand, qui a menti toute sa vie, auprès de sa femme, ses enfants, parents et beaux parents, devant lesquels il se faisait passer pour un grand chercheur de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Si vous persévérez dans votre curiosité, lisez “l’adversaire” d’Emmanuel Carrère et vous saurez “tout ce qu’il faut savoir”, pour les moins curieux, mais qui ont lu jusqu’ici, ce simple site résume parfaitement les faits: Cliquez ici.

Je retiendrai et citerai une phrase marquante (C’est Jean Claude Romand qui parle durant l’audience; Florence, étant sa femme).

“Je ne mentais pas alors, mais je ne confiais jamais le fond de mes émotions, sauf à mon chien… J’étais toujours souriant, et je crois que mes parents n’ont jamais soupçonné ma tristesse… Je n’avais rien d’autre à cacher alors, mais je cachais cela: cette angoisse, cette tristesse… Ils auraient été prêts à m’écouter sans doute, Florence aussi y aurait été prête, mais je n’ai pas su parler… et quand on est pris dans cet engrenage de ne pas vouloir décevoir, le premier mensonge en appelle un autre, et c’est toute une vie…” (L’adversaire d’Emmanuel Carrère, p. 57)

One Response to “Bientôt Noël? D’abord, mon mémoire”

  1. artificier Says:

    Truc de ouf quand même ce mémoire… Faudra que tu me fasses lire si tu veux… En tout cas l’exemple que tu cites, c’est hallucinant. Je ne savais même pas que la mythomanie était une maladie.

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